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miouf Description du blog :
Ma vie, mon oeuvre Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
05.07.2007 Dernière mise à jour :
23.07.2008
Sylvie est la soeur qu'il m'a manqué d'avoir, hier, nous étions elle et moi assis sur les marches d'un escalier près de mon domicile, il faisait nuit, nous avons parlé presque deux heures ensemble, je ne m'ennuie jamais en sa compagnie, c'est comme si au fond, je l'avais toujours connu, on se comprend tres bien.
Je pense qu'avant d'être sur terre nous avons peut-être été des âmes soeurs, nous plaisantions peut-être elle et moi déja là haut.
Il n'y a aucune ambiguïté entre elle et moi, c'est une amie et nous partageons ensemble un profond respect l'un pour l'autre.
Hier, elle m'a regardé en riant pour me sortir cette phrase hautement philosophique :
"Le bonheur c'est deux cons sous la lune qui regardent la lune"
Je venais d'avoir 17 ans, elle en avait 34. Nous habitions dans un chateau en copropriété, mes parents au deuxième étage, sur l'aile droite, elle au rez de chaussée avec le père de ses enfants, une partie qui donnait sur l'arrière.
Avec les enfants du chateau, nous formions une grande famille ou petits et grands s'écoutaient et jouaient en riant.
Elle était brune, grande, fine et délicate, de ses yeux émanait une lumière divine. Elle semblait me porter de l'intérêt, moi, l'être insignifiant, le paria impossible à consoler, le gouffre de tristesse et de solitude. Elle me regardait, restait en ma compagnie de longues heures à m'écouter. Sa bonté était comme une caresse, je n'ai jamais oublié cette femme. Je gardais ses enfants, j'étais secretement amoureux d'elle, j'aurais trouvé n'importe quel prétexte pour ces quelques minutes ou je me sentais quelqu'un.
J'ai trouvé le courage de lui avouer tardivement mon amour pour elle, je venais quelques années plus tard de rencontrer mon premier amour, je n'avais plus peur des femmes, je me suis avancé vers elle, et je lui ai dit "tu sais véronique (elle portait le prénom de ces magnifiques petites fleurs bleues des montagnes), je n'ai jamais trouvé le courage de te dire cela, mais je te vois triste, tu n'as pas de raison de l'être, tu es une femme merveilleuse, et j'ai été longtemps amoureux de toi en silence." Je l'ai vu verser une petite larme d'émotion, et elle m'a fait ce sourire dont elle seule a le secret en me disant "merci".
Cette femme m'a fait don d'un tableau que j'ai toujours chez moi (elle était décoratrice et artiste peintre).
Dans un tout autre style, j'adore : Erykah Badu, née Erica Abi Wright le 26 février 1971 à Dallas aux États-Unis, est une chanteuse soul/hip hop/jazz/R&B américaine.
Manifique morceau de musique d'un compositeur appelé Yannis Hrysomallis,né le 14 Novembre 1954 à Kalamata en Grèce. Il est pianiste, calviste, et compositeur autodidacte.
Petit coup d'blues ce soir, je n'arrive pas à déterminer ce qui me rend triste, peut-être un ras le bol général d'avoir l'impression que ma vie n'avance pas, qu'elle est complêtement opposée à ce qu'elle devrait être.
Je sais qu'il faut que je trouve la force de changer, mais parfois je fatigue, je me décourage comme ce soir, je suis humain, j'ai mes limites...
J'ai déja je pense fait un très grand progrès, j'ai réfléchi énormément sur ma vie, je pense, même si je ne suis pas parfait, être arrivé à une sorte d'équilibre, mais je suis toujours autant victime de mon hyperémotivité, de mon hypersensibilité.
Je cherche à tuer toutes mes illusions pour ne pas souffrir de mes émotions, certaines sont plus dures à faire disparaître...
Le contraire de l'amour n'est pas la haine, le contraire de l'amour c'est la peur. La peur qui nous fait nous rétracter, nous protéger plus que de raison. L'amour c'est l'ouverture vers l'inconnu, la peur c'est la fermeture, le poids des habitudes.
Cette peur nous fait commettre bien des erreurs, elle est responsable de l'entêtement amoureux à rechercher les mêmes personnes et à reproduire les mêmes aventures, être attaché des mêmes êtres...
Si les gens avaient moins peur de l'inconnu, ils feraient bien des découvertes en amour et seraient surpris de ce qu'ils peuvent ressentir, ils s'apercevraient que le désir n'est pas esclave des apparences.
Dans un tout autre style (musique classique).
Ludovico Einaudi (né le 23 novembre 1955 à Turin) est un compositeur et pianiste italien.
Ses mélodies sont magnifiques, je viens d'en faire la découverte.