J'ai des parents baptisés tous deux, ils n'ont jamais été pratiquants, pourtant ils ont eu tous les deux une enfance dans un environnement chrétien. J'ai été moi même baptisé sans pour autant suivre de parcours religieux. Avec ce qu'ils m'ont fait subir, la colère et la souffrance que j'ai endurés, je ne pouvais croire qu'il existe un Dieu capable d'amour, pourquoi m'avait il oublié, pourquoi cet acharnement dans ma vie?
J'avais une vision très égoïste, je voulais faire payer au monde entier la souffrance que j'endurais, je ne supportais pas mon semblable, je n'avais pas d'amis, je crois bien qu'à cette époque je n'étais pas capable d'en avoir.
J'ai mis longtemps à comprendre ce qu'était la foi, au départ, c'était une question de survie, il fallait que je sache si il y avait quelque chose apres la mort, si il n'y avait que cette vie. Je pouvais avoir un quelconque espoir si un Dieu existait, si il pouvait m'entendre, entendre combien je souffre, combien je suis malheureux.
J'ai d'abord essayé de savoir si la vie apres la mort était possible, je me suis intéressé au spiritisme, aux sciences ésotériques, lu beaucoup d'ouvrages sur le sujet.
J'ai rencontré des personnes qui m'ont fait vivre des expériences étranges, la taromancie, la voyance et un peu plus tard, les contacts avec les esprits.
Ces expériences ont changé beaucoup de mes idées sur la vie, m'ont donné de l'espoir.
Persuadé qu'il existait, par la pratique du spiritisme, quelque chose après la mort, j'ai voulu apprendre les bases de ma religion de baptême, devenir plus fort, moralement plus équilibré. C'est alors qu'il y a quelques années maintenant, j'ai entrepris de suivre des études religieuses pour combler mes lacunes, j'ai rencontré au presbytère de ma ville des personnes bienveillantes qui m'ont orienté vers un catéchuménat. Durant 2 ans, j'ai étudié la Bible en compagnie d'un saint homme de la communauté des Focolari (mouvement chrétien italien), cet homme m'a appris à regarder les choses de la vie avec un regard nouveau, à apprécier chaque moment que Dieu nous donne. J'ai aussi lors de réunion de groupe échangé mes points de vue, appris à avoir le coeur bon.
Quelques personnes se permettent de juger les croyants en les prenant pour des naïfs, nous ne sommes nullement des naïfs, croire ne nous enlève pas notre esprit critique, nous étudions tous les jours et pratiquons notre croyance comme une discipline de vie, elle nous pousse à devenir meilleur, à être plus attentif à la souffrance de nos proches.
Je suis passé devant l'évêque, confirmé, j'ai reçu mes trois sacrements catholiques, quelle expérience !
Je me méfie, sans pour autant perdre de mon intérêt des lectures d'ouvrages ésotériques, la vie, ne peut être dictée par ce que m'annonce un tirage de cartes ou un flash de voyance. Ma confiance en l'avenir, m'est dictée par mon amour de Dieu.
Je ne parle presque jamais de ma croyance en Dieu, comment faire comprendre ce trésor qui m'a été donné ? je le fais par mes gestes, par le don d'amour que je peux faire pour les autres, en étant généreux, attentif et présent pour chacun et exigent avec moi même.
Et comme disait Allan Kardec fondateur du mouvement spirite :
"En l'absence de faits, le doute est l'opinion du sage"