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miouf Description du blog :
Ma vie, mon oeuvre Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
05.07.2007 Dernière mise à jour :
23.07.2008
J'ai une voisine tres désagréable, quand je la croise dans l'ascenseur ou le hall de mon immeuble, je m'efforce de ne pas entamer la conversation. Si je me fais piéger, je pousse alors un soupir qui me fait penser interieurement comment peut-on incarner le mauvais gout et la bétise avec une telle perfection...
Cette affreuse dame m'a envoyé la police parce qu'un jour, un jour seulement, j'ai osé faire du bruit à dix heures du soir. Mais elle ? elle ne se gène pas pour mettre sa musique de chambre à gueuler à neuf heures, un samedi matin. Ce genre de personne manque d'envergure, de prestance, de tenue en un mot de classe. Si une chose m'horripile c'est de voir la bétise alliée de la méchanceté.
Je ne peux pas la sentir et pourtant je lui dis bonjour et je me montre poli, car moi, contrairement à elle, j'ai une bonne éducation et je ne me rabaisse pas à ces choses, mais je m'arrange toujours pour lui glisser un mot d'esprit qui lui fait comprendre combien elle me parrait stupide.
Elle est malheureusement le stéréotype de certaines femmes de son age, elle se fringue mal, toujours avec dix ans de retard, a-t-elle un jour connu le jeans ? la jupe ? les cheveux coupés à la garçonne, la cinquantaine, elle rit quand elle ne comprend rien, ce qui arrive souvent, elle parle comme une bourgeoise en s'écoutant pour se donner de l'importance. Je ne sais pas comment doit etre son compagnon pour supporter une potiche pareille, si il est encore là.
Cet homme je voudrais le féliciter, car arriver à bander avec une femme pareille releve de l'exploit masculin.
Ce que je peux détester noël, je crois que tout ce qui rappelle l'enfance ou l'adolescence me fait horreur, cette période de ma vie a été un cauchemard. Je ne peux plus revoir quoi que ce soit qui me rappelle ce que j'ai vécu jeune. Voir toutes ces bonnes intentions débordantes de niaiseries me rend profondément maussade.
Je crois pronfondément que je ne suis pas fait pour l'amour, il y a des gens chanceux dans ce domaine, je n'ai trouvé que des garces, des filles à la vertu légere, j'avoue que je suis lassé, ce n'est pas ce que j'attends de la vie. De toute façon ce que j'attends qui s'en soucie ?
37 ans, seul, sans enfants, sans travail
Il y a des moments ou mon extreme lucidité me fait souffrir au plus haut point. Des moments ou je me sens profondément inutile, et comme un animal nuisible et traqué, je me cache aux yeux du monde.
Des moments ou la réussite des personnes qui vous entourent vous est insupportable, insupportable car elle vous rappelle combien vous êtes faibles et démunis, incapable que vous êtes de gerer votre vie.
Dans ces moments là, je lutte contre moi même, j'essaye de me convaincre que les choses peuvent changer, qu'il n'y a pas de fatalité, même si rien n'a changé pendant des années.
Je pense au fond de moi que je ne suis pas fait pour vivre ici, mais je m'y accomode sans joie, les jours passent et j'attends, j'attends, mais j'attends quoi au juste ???
Peut-être qu'on me fasse sentir que je suis quelqu'un d'important, avoir enfin l'impression d'exister...
Nous ne vieillirons pas ensemble,
trop peu de choses nous ressemblent
et dans notre éternelle quête
de recherche de notre bien-être
nous nous sommes croisés
nous nous sommes aimés
hélas la dure réalité
a fait de nous des étrangers
et l'amour s'en est allé
mais de notre commun passé
je ne trouve rien à regretter.
Je passe mon existence en ce moment enfermé dans le virtuel des jeux vidéos, je développe un personnage doué de magie dans un monde féérique entierement crée par un groupe de programmeurs talentueux. Dans ce monde, je suis un prêtre, un soigneur, qu'aurais je pu faire d'autre ? moi qui aime tant aider les autres !
Je crois que cela me fait du bien en ce moment, au point que c'est devenu presque une drogue et que je peux plus m'en passer! dans ce monde, les personnalités s'affrontent comme dans une petite société, on y croise bien des gens sympathiques qui eux aussi développent des personnages (guerriers, druides, paladins, prêtres, shamans, mages) qui eux aussi n'ont pas d'autres vies pour le moment.
Je m'enferme dans ces jeux peut-etre par l'immense déception que j'ai de l'humanité, je ne veux pourtant pas rester sur une note négative, je crois en l'être humain même si je suis déçu...
En ce moment bcp de mes amis me reprochent de ne pas sortir, je m'en excuse aupres d'eux, je n'en ai pas envie, j'ai besoin de calme, de solitude. Je suis de ceux qui n'ont pas peur de vivre seul. Je crois que je suis guéri de cela. Dans le passé, j'ai souvent souffert de la solitude, je la voyais comme un état impossible à vivre, je sentais à travers la solitude tout le désamour de mes parents, cette sensation d'être abandonné...
A mon age, j'ai appris la patience et le détachement, j'ai appris qu'on ne peut obtenir ce que l'on veut immédiatement, qu'il y a un temps pour toute chose et qu'il faut savoir attendre, qu'il n'y a pas de mauvais choix mais simplement des choix à assumer.
Si j'ai fait ce choix, je l'assume et je reste persuadé que l'on peut meme trouver du bonheur à vivre seul.
Et comme disait St Augustin, "Nul n'est sage s'il n'est heureux."
Dans le bus, ce soir, est rentrée une femme d'une blondeur enfantine. Elle s'est assise sur un stapontin, puis s'est mise à discourir avec un de ses amis dans une langue étrangère qui s'apparentait à de l'anglais. Elle faisait des grands gestes, prononcait des mots en articulant exagérément. Je me suis demandé si elle ne faisait pas de sa vie un rôle de théatre. Je l'ai observée, son étrangeté la rendait belle. Nous ne nous posons jamais la question si un geste, un regard, une parole ou bien d'autres petits détails pouvaient changer notre perception de l'attirance et de la séduction. Cette femme, ce soir, sa beauté était théatrale, son propre rôle joué à la perfection la rendait irrésistible.
La nuit je la ressens au plus pronfond de mon être, comme si dans mon esprit il faisait toujours nuit, comme si je ne m'étais jamais réveillé. Trop de choses éthérées sommeillent en moi, je suis trop fragile pour les exprimer.
Je suis le blessé, l'incompris
déconnecté de ses envies
mon coeur est plongé dans la nuit
je suis le spectre de ma vie
perpétuellement ésseulé,
je suis, incapable d'aimer.
La nuit, cette mer de froideur, cette sensation de n'être rien, perdu dans cette immensité, avec par moments de petits éclats d'étoiles, de satellites ou de planètes. Comme un rêve de chaleur impossible à atteindre. Ma vie s'arrête ainsi.