ma vie
Posté le 03.07.2008 par miouf
Ma psy est une femme charmante d'une cinquantaine d'années, cette femme me plait beaucoup, il y a dans tout rapport même le plus amical qui soit, entre un homme et une femme, une séduction cachée. L'admettre c'est admettre que l'amitié homme-femme peut être une valeur sûre.
J'aime la compagnie de cette femme, je la trouve apaisante, elle m'explique en me taquinant que je ne dois pas faire l'élève parfait.
Elle est contente du travail que nous faisons ensemble, elle voit que l'on progresse et cela lui fait plaisir. Je n'en suis pas encore bien conscient mais cette femme est en train de m'apporter une sérénité, un nouvel équilibre dans la gestion de mes propres peurs.
Grâce à elle, j'ai appris à supporter les mauvaises pensées et à trouver des alternatives qui me font gérer ma vie de façon positive. Ce n'est pas encore un automatisme parfait mais un jour, j'arriverai à me détacher de toute forme de stress au contact de mon prochain.
C'est peut-être une forme d'égoisme, mais je ne me laisserai plus influencer par les mauvais penchants et travers de chacun, mon esprit, libre comme l'air, serein, aura suffisamment de recul pour ne plus être aussi facilement influencé.
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Posté le 01.07.2008 par miouf
Nous sommes ici sur terre pour une période relativement courte, incarnés pour apprendre, nous devons progresser en intelligence et en morale.
Les plus courageuses des âmes rencontrées sont celles qui ont choisi une vie difficile, on les croise souvent dans leur manteau de souffrance, on les sent blessées mais elles sont infiniment plus fortes qu'on ne le pense, elles fléchissent comme le roseau mais se redressent aussitôt.
Mais à chaque degré de chaque être, le véritable but de l'existence est d'être heureux avec le peu que nous offre chaque instant de la vie, être capable d'avoir une telle sagesse est un long travail intellectuel et moral.
L'homme qui se contente de peu et qui sait apprécier la vie aussi simple qu'elle est, est un homme accompli.
Posté le 01.07.2008 par miouf

Trop de mésaventures ont détruit mon bien-être, il y a dix ans, j'étais souvent triste, mais je savais gérer ma vie, je n'avais pas peur d'avancer et il y avait cette fierté qui me guidait et m'empêchait de douter de tout. A trente huit ans, je me rends compte que les années que j'ai passées ont peu à peu détruit la parcelle de confiance en moi qui m'habitait autrefois. En ce moment je réfléchis sur tout avant d'agir, mu par une peur tenace qui envahit mon esprit. Je ne fais plus d'effort, car je pars battu d'avance. Sur le plan du travail, tout a été désastreux, j'ai fait des études qui ne me correspondaient pas, je m'ennuyais, je stressais continuellement, et petit à petit, cela a finit par me rendre malade et me désorienter de ma vie professionnelle. Concernant l'affectif, j'ai souvent été avec des filles par facilité, parce qu'elles s'intéressaient un moment à moi, je répondais ainsi à mon mal d'affection, mon vide affectif si difficile à comprendre et à combler. Ce vide, j'ai continué à le ressentir lorsque j'étais en couple. Certaines de mes ex essayaient de me rendre heureux, elles s'apercevaient qu'après des années, ce regard triste sur la vie, je le portais toujours... Les ai je aimées ? je ne sais pas, je n'écoutais pas mes désirs et mes propres aspirations.
Dire que je ne recherche pas quelqu'un après ces longues années de solitude, ce serait mentir, mais il faudrait que je puisse croiser la route d'une femme dont je suis amoureux qui comprenne mes blocages et mes blessures internes. Hélas, la patience de nos jours est bien rare et j'ai l'impression que cette femme, malheureusement est un pur idéalisme de mon esprit malade.
Posté le 27.06.2008 par miouf
Je m'efforce d'être dans la vie tel que je suis, d'être le plus naturel possible, mais il m'a été impossible de l'être ce soir.
C'est incroyable comme je peux être détendu en groupe, je suis capable alors de faire le pitre devant 50 personnes sans ressentir aucun trac, aucun stress et lorsque je me retrouve seul avec quelqu'un je peux être angoissé et gêné.
Ce soir j'étais en compagnie d'une charmante femme, intelligente, belle comme tout et même si je paraissais détendu à ses yeux, j'étais angoissé intérieurement. Je pense à tord, à cause peut-être de ma maladie que je ne suis pas quelqu'un d'interessant, en cela j'ai du travail à faire et lorsqu'il y a un silence dans une conversation, cela me stresse et me rappelle au combien je manque parfois d'esprit et de répartie.
J'aimerais être aussi naturel avec une personne qu'avec cinquante, dans un groupe, mais je n'y arrive pas...
Pardonne moi M. peut-être faudrait il que je te connaisse un peu plus, ce soir je cachais mon angoisse, ma timidité me travaille et tu n'en es la cause qu'indirectement, j'ai encore du mal à me sentir à l'aise. Je ne suis pas doué pour les tête-à-tête...
Posté le 24.06.2008 par miouf
Aux relents de mon enfance,
s'est ajouté l'adolescence
mon avenir était gravé
dans une vie d'incertitudes
que j'essayais d'ajourner
dans de vaines tentatives.
J'ai survécu à la folie
je ne sais quelle force me portait
ni quel avenir me réservait
cette croyance absurde en la vie
Dans cette vie j'ai peur de tout
incapable de réagir
et ma tristesse envahit tout
quand je m'arrête pour réfléchir
Aucun avenir dans le travail
terrible source d'inquiétude
ni même dans le sentimental
ou je ne vis que solitude.
Je n'aurais pas d'enfants
j'ai dépassé les trente huit ans
j'ai peur d'être comme mes parents
de rendre mes enfants souffrants
Mes amours ont tous échoué
je sais que je ne sais pas aimer
mes troubles de comportements
sont hélas bien trop perturbants
Vois tu rien ne va et pourtant
je garde toujours le sourire
j'apprécie chaque petit moment
car je sais ce que c'est que souffrir
Posté le 24.06.2008 par miouf
Cela fait longtemps que je n'ai plus écrit sur ce blog, il est temps que je m'y remette, peut-être parce que je suis assez préoccupé par ma thérapie cognitive. C'est assez particulier, ma charmante psy me met à l'épreuve, elle me fait écrire sur un carnet mes pensées négatives du moment, structurées de cette façon:
En premier lieu : LA SITUATION
La situation est une brève description de l'environnement dans lequel j'ai pensé à telle chose négative
En second lieu : L'EMOTION
C'est en bref ce que je ressens en pensant à cette chose
En troisième lieu : LA PENSEE
Exacte description à la premiere personne du singulier (JE) de ce que j'ai pensé, à l'instant. Cette description doit être détaillée.
En quatrième lieu : LA COTATION
Coter le taux d'adhésion à la pensée que l'on a décrite précédemment (pourcentage de croyance réelle à cette pensée dans sa vie courante)
En cinquième lieu : LES ALTERNATIVES DE PENSEE
1) Qu'est ce que quelqu'un que je connais bien penserait à ma place dans la même situation (trouver au moins 5 répondes distinctes)
2) Qu'est ce qu'un observateur extérieur penserait en regardant la situation (trouver au moins 5 réponses distinctes)
3) Qu'est ce qu'il y a dix ans, quinze ans, j'aurais pensé dans la même situation ? (étoffer la réponse)
En sixième lieu : LE BILAN
re-coter l'adhésion à notre pensée apres avoir décrit toutes les alternatives de pensée.
Posté le 14.05.2008 par miouf
Cet apres midi j'ai pris le bus pour me rendre à mon rendez vous avec ma psy, rendez-vous qui n'a pas eu lieu, une erreur de la secrétaire qui a posé des rendez vous multiples, pas bien grave, je repasserai le 20 mai prochain la voir.
Le bus s'est arrêté à une station proche de chez moi, une jeune femme est montée avec une poussette tres mal fichue qui se bloquait dans les portes du bus. Plutot que de venir l'aider, tout le monde la regardait méchamment, pas une seule personne n'est allée l'aider, pas un n'a bougé son cul, j'ai vu, avec un certain retard le problème et j'ai couru du fond du bus pour aider cette dame. C'est là que j'ai compris certains regards, la jeune femme était typée algérienne, et je reste persuadé que parmi les regards que j'ai cernés un peu plus tôt, il y avait un relent de racisme.
Le monde dans lequel je vis, je l'ai toujours un peu détesté, alors je fais en sorte par mes comportements de le changer comme je voudrai qu'il soit, et dans ma vision des choses, il n'y a pas de place pour le racisme. J'ai mangé avec des amis de toutes religions, de tous bords, de toutes origines, le racisme, c'est une peur, c'est un rejet stupide de l'autre. Quand on apprend à partager son coeur, on sent naturellement que le racisme est un acte idiot.
Cette femme j'ai eu plaisir à l'aider, et à la fois honte des comportements de mes voisins de trajet.Elle m'a fait un grand sourire en me disant merci, je garde ce sourire au fond de moi avec fierté.
Posté le 12.05.2008 par miouf
Je vais parfois dans des soirées jeux organisées par des amis, mais les amis de mes amis ne sont pas nécéssairement mes amis. Je le vois aux maladresses que je peux faire, je ne me sens pas à l'aise, pour faire rire quelquefois, je sors des choses qui sont vues comme blessantes et je n'arrive plus à trouver mes repaires. La susceptibilité des gens que je croise n'est pas forcément adaptée à mon humour.
Lors d'une discussion générale, nous parlions des problèmes de pilosité et du handicap possible à certains de supporter la présence de poils. Je sors maladroitement que les poils sur le dos doivent être un problème presque insurmontable. Quand dans l'assemblée, je vois quelques visages se figer. Encore une gaffe du père christian me dis je!
Quand je n'ai pas de feeling avec certains, je sens une solitude parfois insurmontable qui me fait dire des conneries, me fait réagir lourdement. Je déteste cela, mais je n'y peux rien, l'indifférence pour moi est difficilement gérable. Il faut que j'aprenne à maitriser ce sentiment d'angoisse.
Posté le 12.05.2008 par miouf
Apres midi pétanque et tarot aujourd'hui, un vrai bonheur, je joue comme un pied aux boules mais la compagnie d'amis tres amusants me fait oublier la piètre qualité de mon jeu.
Quel plaisir de revoir Nathalie et Cédric, cela faisait longtemps, ils me manquaient tous les deux!
Quelques crises de fous-rires avec les conneries que me sort Cédric, cela fait du bien de rire aux éclats!
Sangria, petits gateaux, et le superbe gateau à l'ananas de Nathalie pendant la partie de tarot ou évidemment, j'ai tenté de tricher mais non, vous me croyez capable de faire cela ??
Posté le 07.05.2008 par miouf
J'ai été à un concert de musique classique hier à la BNF, concert gratuit, des artistes talentueux qui jouaient des oeuvres inédites de Debussy. étonnante interprétation, de l'émotion, des chants magnifiques, une vraie beauté musicale.
Naturellement, ma nature de Gémeaux s'est réveillée, avec bien sur mon esprit critique, je me suis à un moment détaché de l'oeuvre pour regarder la gesticulation du chef d'orchestre. Cela m'a beaucoup amusé, je l'imaginais sans musique en train de sautiller de tous les cotés avec sa baguette. Il semblait sportif le monsieur. Parfois on oublie qu'il y a toujours un coté comique à toute situation grave et sérieuse. Je suis ressorti avec des larmes d'émotions mais aussi quelques sourires.